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Carnet à spirales
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© Carnet à spirales — 2jr.fr

- Le Pisse-Copie - de tévé, de la presse écrite nationale, régionale, locale: M. Prud'homme du sport, il énonce un maximum de sottises empaoutantes dans un minimum de temps et s'imagine posséder une intelligence sur laquelle son quotient intellectuel ne lui fournit aucune indication; commet beaucoup de fautes de français (de syntaxe, de grammaire, d'orthographe, barbarismes et solécismes en tous genres); s'évertue à obtenir de l'entregent et des passe-droits en faisant valoir sa carte de presse; se complaît dans les regardelles. Voyage en avion ou en train, pieute à l'hôtel (dont le confort est proportionnel au standinge du journal ou de la chaîne tévé qui l'emploie) pendant que sa femme se fait reluire ailleurs. Il se croit mariol et moutardier du pape, c'est un nicodème et un boniface.

- Le Joueur - personnage pacant et musculeux, son statut social de beauf est des plus protéimorphes. Il peut être joueur "amateur" ou "professionnel": le joueur amateur est un quidam qui a un turbin de chauffeur-livreur ou de maçon-coffreur, et qui occupe ses dimanches à faire le buziot sur un terrain de foute; le joueur professionnel est un gonze qui serait chômeur s'il n'était pas payé à faire le bahia sur un terrain de foute à longueur de journanches. Et le toutim, tandis que madame fait le persil ou lisette. Le joueur professionnel roule en BMW série 5 avec chaîne Pioneer, vitres teintées, phares à iode. Le joueur amateur conduit une Peugeot 305 GTD ou une Opel Ascona break, avec grille de séparation à l'arrière pour caser son malinois Rex (au pied, assis, debout, couché, attaque).

- Le Supporteur - hypermégiga beauf vesse-du-bec et pue-la-sueur se recrute exclusivement chez les tocards, sans distinction d'âge. Le supporteur ne supporte pas grand'chose et passe son temps à chercher de nouvelles insultes dont les plus originales et innovatrices sont: "Enculé!", "J'te pisse au cul!", "Va te faire niquer" (parfois, nostalgique, il beugle "aux chiottes l'arbitre", mais c'est rare). Volontiers castagneur, surtout en bande, aime les ratonnades et les cannettes de Kronenbourg tiède. Après avoir explosé sa poupée gonflab' à force de ramponneaux, il se tire sur l'élastique. Il n'a pas de bagnole (ou s'il en a une, c'est qu'il l'a chouravée), resquille dans le train et saute les tourniquets du tromé. Bref, un glandulaire émotif.

Tout ce petit monde vibrionne, beugle, arnaque, truande, va-de-la-gueule, s'énerve, barouffe.

Sic transit gloria mundi...

© Paulot Beau Léon (3/94, ® tous droits réservés)

Ami(e)s fidèles lecteurs et trices de l'Udépé et de l'Edécé réunies, bonjoir et bonsour!

Vous souvenez-vous de l'enquête exclusive parue dans l'Udépé n# 28: « ¿Le Foute Rend-Il Fou?". Oui... non... peut-être... bof... insignifiant... que dire... L'actualité est trépidante, exigeante, tyrannique, exclusive. Avec le boulot et les chiares, on n'a pas de temps à perdre en billevesées et fadaises. L'Udépé et l'Edécé réunies, c'est une occupation pour célibataires désoeuvrés, on sourit et on oublie aussi vite qu'on a souri. Les Guignols de l'Info, c'est autrement plus poilant, ça tient la route, ça cause de choses réelles et concrètes. Alors, pensez-donc, l'Udépé... on s'en bat les couilles, comme le dit Tabata Cache avec beaucoup de pudeur.

Je vais quand même vous jarviller de foute, derechef. Le foute fait sa tata, se croit du dernier bateau; le foute, on vous l'impose à toutes les sauces, on vous l'enfourne ad libitum dans les quinquets et les cliquettes, consentant ou non; on en ingurgite à tire-larigot, on vous le fout dans le caberlot à vous en faire péter les drageoires.

Aujourd'hui, donc, débagoulante sur les margoulins, enfonceurs, gauffeux, jobards, béjaunes, pantes et autres abrutis de tout acabit qui s'agitent autour du foute: président, entraineur, pisse-copie, joueur et supporteur. Etant dit que l'organisation du foute en équipe, club, ligue, fédération, etc, pantoufle, est aussi embroussaillée qu'un guide ferroviaire, on aura une idée vaguement approchante de la quantité de gugusses concernés.
Revue de détail.

- Le Président - d'équipe, de club, de ligue ou de fédération: généralement faiseur et venu des affaires, il s'impose à la présidence par son artiche et son dégoisis, et en profite pour faire la promotion de l'entreprise dont il est pédégé (conserverie de lentilles ou usine de charcuterie) en fournissant les maillots et les culottes aux joueurs, ou en inondant le stade de panneaux publicitaires. Il mène ses hommes en usant méthodiquement de la violence et de l'embabouinage. Possède souvent un gros bide, quelques maîtresses aussi ribaudes que tortillettes, et aime rouler en Mercedes avec turlurin.

- L'Entraineur - de l'équipe, du club, de la ligue ou de la fédération: c'est l'homme de peine du Président et le contremaître des joueurs; aisément reconnaissable, il se fait rabrouer par le Président et passe son temps à s'éclanter sur les joueurs. Trajectoire sociale: ancien joueur touché par l’apostolat du sport et de la pédagogie besogneuse. Sa mission idéale: transformer des jeunes glandeurs boutonneux et zonards de banlieue en bons petits gars sains et positifs dans leur tête (variante moderne du juteux des bat' d'af'). Mode de vie ascétique, aime sa bourgeoise, met des Damart et roule en R21 turbo diesel.

¿ Le foot rend-il fou ?

Une étude très sérieuse en 2 parties (match retour)